spectacles : Petit Pierre

jeu : Maud Hufnagel,  © photo : Michael Facchin, Collection de l'art brut Lausanne jeu : Maud Hufnagel,  © photo : Michael Facchin, Collection de l'art brut Lausanne jeu : Sara Louis,  © photo : Michael Facchin, Collection de l'art brut Lausanne jeu : Sara Louis,  © photo : Michael Facchin, Collection de l'art brut Lausanne jeu : Sara Louis,  © photo : Michael Facchin, Collection de l'art brut Lausanne jeu : Maud Hufnagel,  © photo : Vladimir Kudryavtsev
Crédits films : Julia Durande

présentation

A la mémoire de Caroline Bourbonnais, gar­dienne et pas­seuse de l’œuvre de Petit Pierre, qui a accom­pa­gné notre spec­ta­cle depuis le tout début de sa créa­tion et qui l’accom­pa­gne encore.

  • Texte : Suzanne Lebeau
  • Mise en scène : Lucie Nicolas et Maud Hufnagel
  • Jeu : Maud Hufnagel ou Sara Louis (en alternance)
  • Scénographie : Maud Hufnagel et Juliette Rudent Gili
  • Régie : Caroline Foulonneau, Max Potion ou Arnaud Prauly (en alternance)
  • Construction : Max Potiron et Steaven Richard
  • Administration : Bruno Sébag
  • Durée : 50 min (à partir de 7 ans)

Spectacle nominé aux Molières 2008 dans la caté­go­rie jeune public

Spectacle crée dans le cadre du fes­ti­val Odysées 78 par le théâ­tre de Sartrouville. Depuis novem­bre 2009 la dif­fu­sion du spec­ta­cle est pris en charge par l’asso­cia­tion « Et com­pa­gnie ».

Pierre Avezard, dit Petit Pierre, est né en 1909. Né « pas fini » comme il le dit lui-même, il n’a pas « les yeux à la place des yeux, il n’a pas d’oreilles, la bouche est tordue. Devant, der­rière, sur le côté, il est dif­forme et malin­gre ». Mis sur la touche par la société à cause de son han­di­cap il devient dès 7 ans gar­çons vacher. Mais « tout ce qui bouge sur pattes ou sur roues » le fas­cine et il passe son temps à obser­ver ce qui se meut autour de lui afin de le repro­duire à sa manière. Il pas­sera toute sa vie à fabri­quer, avec tous les rebuts qu’il trouve (car­casse d’avions, bidons en fer, corde, bois, vieux pneus…), un manège d’une sin­gu­lière beauté et d’une méca­ni­que si com­plexe qu’elle reste un mys­tère aussi bien pour les ingé­nieurs que pour les experts.

Le texte de Suzanne Lebeau met en paral­lèle la grande Histoire et la petite his­toire, le récit de notre XXe siècle, ses bou­le­ver­se­ments, son rythme effréné et la vie intime de cet homme qui, jour après jour, inlas­sa­ble­ment, cons­truit son monde de métal à la poésie fra­gile.

Sur scène, une comé­dienne, en adresse directe avec les spec­ta­teurs, raconte l’his­toire de cet homme, tantôt conteuse, tantôt comé­dienne incar­nant les dif­fé­rents per­son­na­ges, pas­sant de l’un à l’autre avec légè­reté. Sur scène, les met­teurs en scène ont troqué la lourde tôle pour l’alu­mi­nium des pla­ques offset, les pneus de camion pour des cham­bres à air de vélos... La scé­no­gra­phie est tout d’abord uni­for­mé­ment métal­li­que et abs­traite puis au fur et à mesure du récit, les dif­fé­ren­tes pla­ques de métal décou­vrent leur secret et dévoi­lent dif­fé­ren­tes scènes colo­rées et ani­mées. La scène se peuple au fur et à mesure de sil­houet­tes aux cou­leurs vives, comme autant d’étapes de la vie de Petit Pierre.

Parallèlement à la vie de Petit Pierre, se déroule la grande Histoire, et sur un écran de pla­ques offset des images d’archi­ves se suc­cè­dent, englo­bant l’ensem­ble du décor, ren­dant inex­tri­ca­ble l’his­toire indi­vi­duelle de l’his­toire du siècle et vice versa. Au fur et à mesure, les scènes se met­tent en pla­cent et s’ani­ment, le pla­teau devient le manège de la vie, celle de Petit Pierre et celle de ce siècle qui après avoir mis en marge cet homme « pas fini » le regarde enfin et lui donne sa place.

Aujourd’hui le manège de Petit Pierre tourne tou­jours, à la Fabuloserie, à Dicy, dans l’Yonne, www.fabu­lo­se­rie.com

calendrier

saison 2016-2017

mars

saison 2015-2016

novembre

mars

saison 2014-2015

octobre

  • 07.10 : Jouy le Moutier
  • mardi 7 octobre 2014

    Jouy le Moutier
    Hotel de Ville. 56, grande rue
    95008 Cergy-Pontoise
    Billetterie :01 34 41 65 00
    www.accueilmp@jouylemoutier.fr

  • 08.10 : Jouy le Moutier
  • mercredi 8 octobre 2014

    Jouy le Moutier
    Hotel de Ville. 56, grande rue
    95008 Cergy-Pontoise
    Billetterie :01 34 41 65 00
    www.accueilmp@jouylemoutier.fr

janvier

février

saison 2013-2014

octobre

novembre

décembre

janvier

février

juin

saison 2012-2013

novembre

décembre

janvier

  • 28.01 : Joigny
  • lundi 28 janvier 2013

    Espace Jean de Joigny Salle Debussy - 61 rue Saint-Jacques, Joigny 89300 Billetterie:03 86 91 49 61

    • comédienne : Sara Louis

  • 29.01 : Joigny
  • mardi 29 janvier 2013

    Espace Jean de Joigny Salle Debussy - 61 rue Saint-Jacques, Joigny 89300 Billetterie:03 86 91 49 61

    • comédienne : Sara Louis

février

mars

avril

mai

saison 2011-2012

octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

avril

mai

  • 02.05 : Chateau Gontier, le Carré SN
  • mercredi 2 mai 2012

    Le Carré, scène nationale
    4 bis rue Horeau - BP 10357
    53203 Château-Gontier cedex

    Billetterie : 02 43 09 21 52
    http://www.le-carre.org

    • comédienne : Sara Louis

  • 03.05 : Chateau Gontier, le Carré SN
  • jeudi 3 mai 2012

    Le Carré, scène nationale
    4 bis rue Horeau - BP 10357
    53203 Château-Gontier cedex

    Billetterie : 02 43 09 21 52
    http://www.le-carre.org

    • comédienne : Sara Louis

  • 04.05 : Chateau Gontier, le Carré SN
  • vendredi 4 mai 2012

    Le Carré, scène nationale
    4 bis rue Horeau - BP 10357
    53203 Château-Gontier cedex

    Billetterie : 02 43 09 21 52
    http://www.le-carre.org

    • comédienne : Sara Louis

  • 07.05 : Villejuif, théâtre Romain Rolland
  • lundi 7 mai 2012

    Scène Eglantine
    est située à 50 mètres du théâtre Romain Rolland (18 rue Eugène Varlin),
    au 1er étage de la médiathèque de Villejuif.
    94800 Villejuif

    01 49 58 17 17
    Métro : Villejuif Paul Vaillanct-Couturier
    http://trr.fr

    • comédienne : Sara Louis

  • 09.05 : Villejuif, théâtre Romain Rolland
  • mercredi 9 mai 2012

    Scène Eglantine
    est située à 50 mètres du théâtre Romain Rolland (18 rue Eugène Varlin),
    au 1er étage de la médiathèque de Villejuif.
    94800 Villejuif

    01 49 58 17 17
    Métro : Villejuif Paul Vaillanct-Couturier
    http://trr.fr

    • comédienne : Sara Louis

  • 10.05 : Villejuif, théâtre Romain Rolland
  • jeudi 10 mai 2012

    Scène Eglantine
    est située à 50 mètres du théâtre Romain Rolland (18 rue Eugène Varlin),
    au 1er étage de la médiathèque de Villejuif.
    94800 Villejuif

    01 49 58 17 17
    Métro : Villejuif Paul Vaillanct-Couturier
    http://trr.fr

    • comédienne : Sara Louis

  • 11.05 : Villejuif, théâtre Romain Rolland
  • vendredi 11 mai 2012

    Scène Eglantine
    est située à 50 mètres du théâtre Romain Rolland (18 rue Eugène Varlin),
    au 1er étage de la médiathèque de Villejuif.
    94800 Villejuif

    01 49 58 17 17
    Métro : Villejuif Paul Vaillanct-Couturier
    http://trr.fr

    • comédienne : Sara Louis

  • 14.05 : Ay
  • lundi 14 mai 2012

    MJC intercommunale d’Ay
    salle Henri lagauche de Champillon
    51160 Ay

    Billetterie : 03 26 55 18 44

    • comédienne : Maud Hufnagel

  • 15.05 : Ay
  • mardi 15 mai 2012

    MJC intercommunale d’Ay
    salle Henri lagauche de Champillon
    51160 Ay

    Billetterie : 03 26 55 18 44

    • comédienne : Maud Hufnagel

juillet

saison 2010-2011

octobre

novembre

décembre

janvier

février

mars

avril

saison 2009-2010

  • tournée Et compagnie
  • La Rochelle : La Coursive (SN)
  • Amiens : La Maison du Théâtre
  • Bourges : Le Hublot
  • Villeurbanne : Espace Tonkin
  • Mornant : Espace Jean Carmet
  • Menton : Le Lavoir Théâtre
  • Bagnolet : Salle des Malassi
  • Scènes croisées de Lozère
  • Théâtre de Corbeil-Essonnes
  • Tulle : Les 7 collines
  • La Souterraine : Centre culturel Yves Furet
  • Saint Junien : Théâtre la Mégisserie
  • Vanves : Théâtre de Vanves
  • Canteleu : Espace François Miterrand
  • tournée Théâtre de Sartrouville
  • Lausanne : Petit Théâtre de Lausanne /collection de L’art Brut
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saison 2008-2009

  • tournée Théâtre de Sartrouville
  • Sablé sur Sarthe
  • Oullins : Théâtre de la Renaissance
  • Rambouillet : Théâtre le Nickel
  • Les Pronomades en Haute Garonne
  • Dolmayrac
  • Les herbiers : Espace Herbauges
  • Vitry sur seine : Théâtre Jean Vilar
  • Grasse : Théâtre de Grasse
  • Uzès
  • Dieppe : DSN , SN de Dieppe
  • Le Havre : Théâtre du Havre
  • Alençon : SN 61
  • Apt : Théâtre d’Apt
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saison 2007-2008

  • tournée Théâtre de Sartrouville
  • festival en Val d’Oise, théâtre d’Ermont et d’Eaubonne
  • Nantes : Tournée en décentralisation avec le Grand T
  • Foix : l’Estive (SN)
  • Saint-Herblain : Espace culturel Onyx
  • Issoudun : Centre culturel Albert Camus
  • Clermont Ferrant : Maison de quartier Croix de Neyrat, association Graine de spectacle
  • Yonne : tournée avec l’Yonne en scène
  • Théâtre d’Auxerre
  • Châteauroux : Théâtre l’Equinoxe (SN)
  • Alès : tournée en décentralisation avec le théâtre le Cratère (SN)
  • Toulouse : TNT, Théâtre de la cité
  • Angoulême : Théâtre d’Angoulême (SN)
  • Loos en Gohelle : Culture commune, base 11-19
  • Saint Brieuc : Théâtre de la Passerelle (SN)
  • Amiens : Marionnette en chemin
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saison 2006-2007

  • tournée dans les Yvelines dans le cadre d’Odyssées 78
  • Aubervilliers : Théâtre de la commune, festival « Ici ou là »
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l’équipe

  • L’équipe de tournée :
  • Mise en scène : Maud Hufnagel et Lucie Nicolas
  • Jeu : Maud Hufnagel et Sara Louis (en alternance)
  • Régie : Arnaud Prauly, Caroline Foulonneau, Max Potiron (en alternance)
  • construction : Max Potiron
  • Administration : Bruno Sebag
  • L’équipe « historique » pendant la période de création (2006/2007) :
  • Mise en scène : Maud Hufnagel et Lucie Nicolas
  • Jeu : Maud Hufnagel
  • Scénographie : Maud Hufnagel et Juliette Rudent Gili
  • Construction : Steaven Richard
  • Régie : Cyril Bussy, puis Anthony Marlier
  • Administration : Théâtre de Sartrouville

    Maud Hufnagel

    Après des études universitaires de lettres et d’arts du spectacle, elle suit 3 ans de formation à l’ESNAM (école nationale supérieure des arts de la marionnette à Charleville Mezières) dont elle sort diplômée en juin 2002.

    Après sa sortie de l’école, elle travaille comme marionnettiste (interprète ou plasticienne) avec des compagnies de théâtre, de cirque ou de marionnette (avec Lucie Nicolas, Laurence Mayor, le Théâtre de Sartrouville, l’Arkal - Christian Gangneron, Cie Baro d’Evel, l’Académie Fratellini, Cie l’Art en gaine – Cyril Bourgois…).

    Elle crée une petite forme solo, La mastication des morts de Patrick Kermann, qu’elle tourne de 2003 à 2006. En juin 2007, elle crée avec Lucie Nicolas Madame rêve, bande annonce du festival MAR.T.O Depuis Janvier 2007, elle tourne comme comédienne le spectacle Petit Pierre, co-mis en scène avec Lucie Nicolas, à partir du texte de Suzanne Lebeau. Elle est interprète et co-conceptrice de Pisteurs mis en scène par Lucie Nicolas , spectacle crée en octobre 2009 au théâtre Jean Lurçat à Aubusson.

    Elle est comédienne pour le spectacle de l’Image 1/2-Aurélia Guillet , Déjà là Joué au théâtre de la colline en février 2012.

    Elle a mis en scène avec Philippe Ulysse L’homme à l’oreille coupée de Jean-Claude Mourlevat, petite forme pour cinéma et marionnette crée et joué à l’Espace 1789 en 2012

    Elle intervient à l’Hôpital psychiatrique Daumezon dans les cadre du Festival Excentrique avec le plasticien Laurent Debraux. A partir des ces interventions à été crée l’installation Des Equilibres en juin 2012.

    En 2014 elle mets en scène (avec Bruno Sébag) et joue Létée de Stéphane Jaubertie.

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    Lucie Nicolas

    Après des études d’économie, de Sciences Politiques (IEP Paris) et de théâtre (Paris III), elle travaille depuis 1996 en tant que collaboratrice artistique et/ou comédienne avec Jean-François Peyret, Sophie Loucachevsky, Laurence Mayor, Stanislas Nordey, Christine Letailleur, Madeleine Louarn, Maud Hufnagel, Aurélia Guillet, Sylvain Julien - Julien Tauber et en particulier avec Frédéric Fisbach. Elle est membre du Comité de lecture du Jeune Théâtre National de 2002 à 2005.

    Elle s’intéresse au croisement des disciplines sur scène (marionnette, danse, cirque, images projetées …). Avec sa compagnie La concordance des temps, elle met en scène Penser/Classer d’après Georges Perec, Contention de Didier-Georges Gabily, ainsi que de nombreuses formes théâtrales « à installer partout ».

    Depuis 2004, elle fait partie du Collectif F71 (Sabrina Baldassarra, Stéphanie Farison, Emmanuelle Lafon, Sara Louis, Lucie Nicolas) avec lequel elle co-écrit, met en scène et interprète Foucault 71 , La prison et Qui suis-je maintenant ? et bientôt Notre corps utopique d’après l’œuvre du philosophe Michel Foucault.

    Elle poursuit depuis cinq ans un compagnonnage avec Maud Hufnagel, en collaborant notamment en 2007 à la création de Petit Pierre de Suzanne Lebeau et de Madame Rêve. Elle est metteur en scène et co-conceptrice du spectacle Pisteurs spectacle crée en octobre 2009 au théâtre Jean Lurçat à Aubusson

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    Collaboration Maud Hufnagel /Lucie Nicolas

    En parallèle à leurs projets respectifs, Maud et Lucie poursuivent depuis sept ans un compagnonnage. Elles collaborent à la création de spectacles communs :
    Témoins voyageurs, récits de voyage d’immigrés en France
    Sacré Silence et En attendant le Petit Poucet de Philippe Dorin
    Jongleur, portrait de Sylvain Julien, jongleur, spectacle de rue
    Petit Pierre d’après Suzanne Lebeau, spectacle jeune public
    Madame rêve, sur la chanson d’Alain Bashung,
    bande-annonce du Festival MAR.T.O.
    Pisteurs, spectacle crée en octobre 2009, actuellement en tournée

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    Bruno Sébag

    Comédien dans des spectacles de François Cervantès, Claude Bokhobza, Alain Sabaud, Eric Sanjou, Agnès Desfosses, Jean-Louis Heckel, metteur en scène pour la Cie Vague & Terre et les JMF.

    Il passe à la production en 2000 et travaille successivement/parallèlement avec Convoi Exceptionnel, Aurélien Recoing, La Revue Eclair, la Cie du Ness, l’Interlude Théâtre-Oratorio, Hélène Ventoura, Nada Théâtre, La Position du Guetteur, la Concordance des temps, Thalia Théâtre, Cirque ici.

    Formateur en administration du spectacle au Greta des Arts Appliqués et à l’Ensatt, il intervient actuellement auprès de ACT.

    En 2009, il ren­contre Maud Hufnagel et depuis lors co-dirige avec elle Et Compagnie et reprend goût à l’artistique en signant avec elle la mise en scène de Létée en 2014.

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    Sara Louis

    Formée à Genève puis à Bruxelles à un théâtre « physique » (formation Jacques Lecoq), elle entre ensuite au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (1995-98). Aujourd’hui elle partage sa carrière entre la France et la Suisse.

    Au théâtre, Sara Louis travaille notamment avec Claude Stratz, Anne Bisang, Bernard Sobel, Michel Deutsch, Jean Liermier, Victor Gauthier-Martin, Nathalie Lannuzel, etc., sur des textes de Pirandello, Sarah Kane, Musset, Wesker, Shakespeare, Bourdieu, Horvath …

    Au cinéma, elle tourne avec Jacques Rivette, Mario Fanfani, Peter Watkins, Ariane Cordeau. En 2004 elle co-fonde avec quatre autres comediennes-metteurs en scène dont Lucie Nicolas, le collectif F71.

    Travaillant d’abord sur la figure du philosophe Michel Foucault, le collectif crée des spectacles où se mêlent sur scène, des matériaux non exclusivement théâtraux issus de la philosophie, l’histoire ou les arts plastiques.

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    Caroline Foulonneau

    Architecte-scénographe de formation et touche à tout par prédilection, elle suit des formations techniques dans de nombreuses structures dont La Machine à Nantes ou l’Opéra de Lyon.

    Elle travaille avec la Cie Nadia Xerri-L. et élabore les scénographies de Couteau de Nuit et Julie telle que, crées en coproduction avec le Théâtre de la Ville.

    Elle rejoint le Joli Collectif, compagnie rennaise, en 2008 comme collaboratrice artistique. Elle réalise les scénographies et assure la régie générale des spectacles créés depuis 2007. Elle vient de rejoindre Et Compagnie pour assurer la régie générale du spectacle Petit Pierre, actuellement en tournée.

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presse

    « Coup de coeur », www.theatre-enfants.com

    Elle arrive sur la scène, avec son béret et noir et sa blouse. Elle découpe des formes dans des plaques de métal, elle transforme des moutons en nuages d’un geste subtil, bricolant comme par magie un petit univers parfait : Maud Hufnagel ne raconte pas seulement avec des mots, elle parle aussi avec ses doigts, en fabricant devant nous les objets de son récit.

    Et d’avion en chambre à air, discrètement, magnifiquement, la voilà devenue Petit Pierre. Petit Pierre, c’est d’abord une histoire vraie : celle de Pierre Avezard, petit garçon différent des autres, né en 1909 et « pas fini » comme il le dit lui-même. Malgré les moqueries des autres enfants, Pierre grandit dans une famille aimante. Il devient garçon de ferme, et il passe des heures à contempler les vaches placides dans les champs. Il observe aussi les avions,les vélos, le temps qui passe, tandis que le grand manège du monde semble tourner sans lui. La crise de 1929, la seconde guerre mondiale, mai 68 et le mouvement hippie : tout cela coule apparemment très loin de Petit Pierre et de ses vaches.

    Mais durant toutes ces années, Petit Pierre construit son manège à lui : un mécanisme incroyable, fait de bric et de broc, de pneus de vélos et de fils de fer, de tôles découpées et de bouts de bois. Dans cette galaxie miniature, on voit voler des avions de fortune et passer des vélos zigzagants. Des poules métalliques picorent, tandis que des vaches un peu rouillées broutent éternellement des pâturages imaginaires.

    Cet univers inespéré s’appelle désormais la Fabuloserie, qu’on peut visiter à Dicy, dans l’Yonne. L’auteur Suzanne Lebeau l’a découvert un peu par hasard, par un de ces petits miracles de la création comme il arrive parfois. Elle en a fait un texte, un texte remarquable et limpide, bouleversant dans sa simplicité. Et Maud Hufnagel l’a adapté sur scène, mêlant avec délicatesse la grande Histoire du siècle et la petite histoire de Pierre, les déchirures de l’une et les secrets de l’autre, que son génie obscur est parvenu à retranscrire sur de la tôle et du caoutchouc.

    par Orianne Charpentier, www.theatre-enfants.com

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    « Critique / Petit Pierre », La Terrasse

    Selon les canons de nos sociétés classificatrices, on ne pouvait guère imaginer quelqu’un d’aussi étrangement difforme que Pierre Avezard, qui ait autant réussi en tant qu’inventeur dans l’accomplissement de son art « brut ». Il passe quarante ans de sa vie à concevoir et à fabriquer un manège d’une singulière beauté à la mécanique complexe, un mystère. Ce petit manège insolite est installé à La Fabuloserie, le musée d’art brut de Dicy. Durant sa traversée rustique du siècle - crises économiques et guerres -, Petit Pierre fait l’apprentissage sans le savoir des techniques nouvelles qui font leur chemin, observant de près l’apparition des avions, des automobiles, de l’électricité. Enfant, on l’appelle « Tête de vipère ». Jeune homme, on lui donne le métier des innocents : il aime garder les vaches, voilà l’univers de Petit Pierre de Suzanne Lebeau. L’occasion pour la metteuse en scène et comédienne Maud Hufnagel, de découper dans des plaques d’alu offset, des ombres colorées et des silhouettes aimantées de vaches, de moutons, de garçons de ferme vivement inscrits dans leur salle à manger ou leur dortoir.

    L’Histoire suit son cours avec ses années terribles, et Petit Pierre apprend à semer, à sarcler, à faucher, à récolter. Protégé par sa surdité, il n’entend pas les nouvelles, mais il ramasse, il récupère ce qui traîne dans les champs. « Tout ce qui bouge sur pattes ou sur roues » le fascine, il passe son temps à en décortiquer la mécanique ou le mouvement pour les reproduire. Il admire les belles voitures sans chevaux, il colle l’oreille à la radio, il découvre une aile d’avion tombée par hasard sur son territoire. Avec ses ciseaux et son couteau, il fait le mobile et l’immobile, il installe un fil, il pédale et vole l’avion miniature, et les poules mécaniques picorent. L’électricité remplace bientôt le pédalier. De Paris, il revient avec une Tour Eiffel dans la tête qu’il installe au milieu de ses vaches comme un acacia. Le manège est prêt, avec une lune sur la Tour. Les visiteurs du lieu reconnaissent le siècle « en pièces détachées ». Le spectacle intense imaginé par la conteuse et interprète Maud Hufnagel est infiniment tendre et ludique, rassemblant au fur et à mesure de la narration, les objets symboles de la vie de ce prodige, s’amusant des ombres, des écrans, des couleurs et des témoignages historiques. Et le manège onirique du scénographe Petit Pierre tourne radieusement à n’en plus finir. Un joyau sous des yeux émerveillés.

    par Véronique Hotte, La Terrasse, n° 146, mars 2007

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    « De l’art brut à la scène : Petit Pierre fait son manège », E pur si muove ! - La marionnette aujourd’hui

    C’est cette vie (non pas l’œuvre comme projet ou comme achèvement, mais ce dont elle naît petit à petit) que, sur le texte de Suzanne Lebeau, Maud Hufnagel, narratrice-manipulatrice, raconte sur scène, époque après époque, épisode après épisode, comme élément après élément : celle d’un enfant puis d’un homme « différent », dont le geste de construction relève à la fois, si ce n’est de la survie, tout du moins de l’invention d’un refuge protecteur (l’un des premiers bricolages de Petit Pierre n’est-il pas une échelle amovible pour se préserver, sous le toit de l’étable, un refuge à l’abri des vexations des autres garçons de ferme ?), d’une générosité malicieuse (le don d’un spectacle fascinant, d’abord pour ses vaches si aimées, puis pour les visiteurs du manège) et d’un acte de réappropriation et de participation au monde ; qui élabore, dans le silence de sa quasi-surdité et de son semi-mutisme, dans la semi-solitude entraînée par sa différence physique, mais aussi et surtout dans le plaisir ludique du bon vivant qu’il était, un univers personnel, enfantin et bricolé, « en marge du siècle et du progrès », mais fait de bribes et d’échos de ceux-ci : échos disparates (issus des animaux autour de lui, d’un avion de guerre tombé dans un champ voisin, de monuments vus lors de voyages…) qu’unira sa fascination pour la mécanique et le mouvement.

    (…) Sur la scène, dans une très grande proximité avec le public, Maud Hufnagel raconte cette vie comme un conte naïf (et donc par moments cruel). Elle tient le fil de la narration, tout en empruntant par moments les voix et des bribes d’attitudes de tel ou tel personnage. Et au fur et à mesure de son récit, elle aménage et transforme un dispositif scénique fait de plaques d’aluminium offset.

    Comme Petit Pierre bricolait ses bouts de métal, et à vue, elle les dessine, les plie, les découpe pour en faire sortir des silhouettes de personnages. Certaines de ces plaques, en fond de scène, deviennent surfaces de projection vidéo, sur lesquelles viennent s’inscrire les traces de la « grande » Histoire. D’autres, manipulées, peuvent parfois bruire, sonores, du tremblement des tragédies du siècle lorsque des images de celles-ci (krach et crise, guerre, occupation et crimes nazis) viennent un temps se fixer sur elles. D’autres encore offrent de petits tableaux découpés, ou deviennent supports pour qu’y soient posées ou aimantées d’autres petites silhouettes métalliques. Entre elles la marionnettiste circule, au fil de son récit qui leur donne vie ; (…)

    Par la voix et les gestes de Maud Hufnagel, le récit du temps qui passe - individuel et collectif - se conjoint ainsi, l’air de rien, au geste de la construction : non pas dans la réalisation d’un plan prédéterminé et élaboré, mais à travers la succession et l’accumulation d’éléments disparates, constituant comme par magie une petite somme bricolée et animée : la mémoire d’un siècle au mouvement incessant, la vie, la sensibilité et la poésie d’un vacher difforme et malicieux.

    par Christophe Triau, E pur si muove ! - La marionnette aujourd’hui, Unima magazine, n° 6, mars 2008, pp. 10-11.

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    « Il tourne, il tourne, le manège de Petit Pierre », Le Monde

    Il n’en finit plus de tourner, le manège de Petit Pierre, depuis la création de ce spectacle unique, en février 2007, à Sartrouville (Yvelynes), dans le cadre d’« Odyssée 78 », la biennale de théâtre pour la jeunesse. Après s’être posé dans nombre de villes et de villages (quatre cents représentations déjà), le voilà aujourd’hui au Théâtre de l’Est parisien (TEP), où, à nouveau, il touche au coeur aussi bien les adultes que les enfants, avant de repartir une fois encore sur les routes de France.

    Unique, Petit Pierre l’est autant par l’histoire qu’il raconte que par la manière de la raconter. Cette histoire, c’est celle de Pierre Avezard, né le 30 décembre 1909 à Vienne-en-Val (Loiret). A la naissance, c’est un bébé qui, comme qui dirait, est tombé dans la caisse à outils : il n’a pas les yeux à la place des yeux, pas d’oreilles, son visage est tout de travers, il n’entend quasiment pas, y voit à peine mieux.

    C’est cet homme, pourtant, qui, des années plus tard, devenu garçon vacher, va construire un joyau d’art brut que l’on peut voir aujourd’hui encore à la Fabuloserie, le musée de Dicy, dans l’Yonne : le manège de Petit Pierre, qui fait tourner sur son carrousel enchanteur des figurines découpées dans la tôle, d’une poésie inouïe. Des petits hommes pédalant sur leurs bicyclettes ou conduisant leurs tracteurs, des vaches volantes, des avions, des trains, des tanks, des téléphériques, une tour Eiffel, des poules, des fleurs, des lapins : tout un monde, celui du XXe siècle, que Pierre Avezard a traversé dans sa douce campagne de la Loire, avant de s’éteindre paisiblement, en 1992.

    Cette histoire d’un homme placé en marge du monde (à l’école, où il n’ira pas longtemps et n’apprendra ni à lire ni à écrire, ses camarades l’appellent « face de vipère » ; à la ferme, les gars n’ont de cesse de lui jouer les tours les plus pendables), et qui se le réapproprie, ce monde, en le reconstruisant dans la beauté de son mouvement et de ses couleurs, a été racontée à plusieurs reprises : des films, et des spectacles qui, déjà, s’appuyaient sur le beau texte écrit par Suzanne Lebeau. Mais ce qui fait tout le prix de ce Petit Pierre-là, c’est la mise en scène imaginée par Maud Hufnagel, une jeune marionnettiste sortie de l’école de Charleville-Mézières en 2002, qui confirme la créativité foisonnante de ce secteur depuis quelques années.

    Une mise en scène en totale adéquation avec son sujet et qui, à -chaque représentation, recrée en direct la démarche de Pierre quand, au mitan des années 1930, il commence à bricoler ses objets naïfs - pour distraire ses vaches, au départ ! - avec les bouts de tôle, le fil de fer, les vieux pneus et les pots de peinture récupérés ici ou là.

    C’est Maud Hufnagel elle-même (parfois remplacée par Sara Louis) qui la raconte, cette vie, sur le petit plateau, très proche du public, où tout se joue dans un dispositif scénique extraordinaire, fait de plaques d’aluminium offset. Comme Petit Pierre avec ses bouts de métal, la jeune femme dessine sur ces plaques, les plie, les découpe à vue pour en faire sortir les silhouettes des personnages.

    D’autres de ces plaques surgissent comme par enchantement, petits tableaux découpés, ou servent de supports à d’autres figurines de métal ou de papier, émergeant de multiples cachettes secrètes - et notamment tout un troupeau de vaches irrésistibles. Oui, tout un monde, tout le monde est là, d’autant plus que les plaques de métal de fond de scène deviennent surface de projection vidéo où s’inscrivent les traces de la « grande » Histoire - rarement le XXe siècle, notamment la guerre et les camps, a été raconté aux enfants de manière aussi juste, sans esquive ni pathos.

    Manipulées, ces plaques peuvent encore faire entendre un bruit de tonnerre évocateur de tragédies, ou de tempêtes intérieures. Etonnant spectacle, décidément, où se fondent en un seul geste le fond, la forme, le décor, la narration, la philosophie profonde. Si ce Petit Pierre est si émouvant, c’est qu’il recrée sur scène ce mouvement d’une vie qui, placée sous le sceau de la difformité et de l’exclusion, trouve sa place en ce monde en créant de la beauté à partir de pièces détachées et d’objets mis au rebut. Petit Pierre et Maud Hufnagel l’ont bien employée, la caisse à outils. Petit Pierre de Suzanne Lebeau. Mise en scène et adaptation : Maud Hufnagel et Lucie Nicolas. Avec Maud Hufnagel ou Sara Louis. Théâtre de l’Est parisien, 159, avenue Gambetta, Paris 20e. Mo Saint-Fargeau. Tél. : 01-43-64-80-80. Jusqu’au 5 février. A partir de 7 ans. 10 heures, 14 h 30, 15 heures, 16 h 30 ou 19 h 30, selon les jours. De 8 € (moins de 15 ans) à 23 €. Durée : 50 minutes.

    Puis tournée jusqu’à fin avril, à La Garde, La Valette, Castellane, Château-Arnoux, etc.

    Fabienne Darge Article paru dans l’édition du 29.01.11

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